CHAPITRE XI — L’ÉNERGIE ET LE NUCLÉAIRE : LA SOUVERAINETÉ PAR LE COURANT
Il n’y a pas de souveraineté sans énergie, pas d’industrie sans électricité abondante et bon marché, pas de décarbonation sans une source stable. La France détenait un trésor — le nucléaire civil — et a laissé sa politique hésiter trente ans durant. Dans la continuité de ce qui est fait depuis 8 ans, nous mettrons fin à l’hésitation. Notre doctrine : un pays qui produit chez lui son électricité décarbonée, en abondance, tient d’un seul geste son indépendance, sa compétitivité et le pouvoir d’achat de ses habitants. L’énergie n’est pas un sujet écologique parmi d’autres : c’est le nerf de tout le reste. Il faudra à cette occasion revoir les mécanismes de régulation tarifaires Européennes en la matière.
Proposition 103 — Doubler le nucléaire : de six à quatorze EPR2
Ce qui existe. La France a lancé la construction de six réacteurs de nouvelle génération — les EPR2 — à Penly, Gravelines et Bugey : premier béton prévu en 2029, première mise en service en 2038, avec huit autres « à l’étude ». Le « à l’étude » est le mot de trop : il dit l’hésitation qui nous ruine depuis trente ans.
Ce que l’on constate. Notre hydroélectricité est à son maximum ; nos besoins, eux, explosent — véhicules électriques, camions, aéronefs légers, fermes de calcul, électrification des usages, et bientôt l’hydrogène vert pour notre industrie. Sans un parc considérablement agrandi, l’électricité manquera, son prix montera, et l’industrie repartira.
Ce qui nous menace. Revivre le décrochage commencé en 1995 (Superphénix abandonné, la filière dépecée, les compétences perdues), puis les fiascos de Flamanville, de Finlande et de Hinkley Point, conséquences directes de l’arrêt des séries. Un pays qui ne construit plus oublie comment construire.
Ce que nous ferons. Transformer les huit réacteurs « à l’étude » en huit réacteurs décidés : passer de six à quatorze EPR2, en doublant la cadence de construction entre 2032 et 2040. La clé n’est pas l’exploit unitaire, c’est la série : construire par paires, sur des sites déjà nucléaires, avec une filière industrielle et des compétences reconstituées — c’est la série qui fait baisser les coûts et tenir les délais. Le financement sera sécurisé sur le long terme, adossé au fonds souverain (proposition 20), qui cherche précisément des actifs patients. Et nous financerons la recherche sur la fusion — Cadarache, ITER — comme un pari d’avenir, sans fonder sur elle la politique des vingt prochaines années : elle reste à des décennies. Quitte à adjoindre à ces chantiers des appendices d’intérêt général comme des usines à Hydrogène propre fonctionnant durant les heures creuses, ou l’électrolyse SOEC haute température fonctionnant sur les chaleurs résiduelles des SMR (projet Ananta)… d’une pierre deux coups !
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les marchands d’hésitation, et la dépendance aux importations d’énergie. Y gagnent : l’industrie, qui retrouve une électricité abondante et stable ; les ménages, dont la facture se découple du gaz ; et la filière nucléaire française, rendue à son rang.
Pourquoi tout le monde y gagne. Le nucléaire est la seule énergie à la fois décarbonée, pilotable et souveraine. En cessant d’hésiter, nous achetons d’un coup notre indépendance, notre climat et notre compétitivité. Ce que la France a su faire en vingt ans dans les années 1970-1980, elle saura le refaire — à condition, cette fois, de ne plus s’arrêter.
Les chiffres. Coût : un investissement massif de long terme — les six premiers EPR2 plafonnés à 72,8 milliards d’euros ; les quatorze de l’ordre de 150 milliards sur deux décennies, financés hors budget courant (EDF, tarifs régulés, fonds souverain de la proposition 20), non en déficit. Rapport : une électricité décarbonée, pilotable et souveraine ; c’est la série, pas l’exploit unitaire, qui fait baisser les coûts. Inaction : revivre le décrochage post-1995 — Superphénix abandonné, filière dépecée, puis Flamanville, Finlande, Hinkley Point, fiascos directs de l’arrêt des séries. Trajectoire : hors solde courant (actif de long terme adossé au fonds souverain), fort rendement de croissance. Concrètement : 6 EPR2 fermes + 8 engagés = 14, cadence doublée 2032-2040 ; la fusion (ITER) financée comme un pari de recherche, pas comme la politique des vingt prochaines années.
Proposition 104 — L’hydrogène vert : décarboner ce que l’électricité seule ne peut pas
Ce qui existe. Notre industrie lourde -acier, chimie, ciment- et nos transports lourds -camions, navires, peut-être demain l’aérien- fonctionnent au carbone fossile, faute d’alternative. On sait les électrifier, mal, voire pas du tout.
Ce que l’on constate. L’hydrogène produit sans carbone est la pièce manquante : il décarbone l’acier en remplaçant le charbon des hauts-fourneaux, la chimie, et les transports que la batterie ne suffit pas à mouvoir. Mais le produire exige des quantités massives d’électricité décarbonée — que seul un grand parc nucléaire peut fournir en continu.
Ce qui nous menace. Importer demain notre hydrogène (sale ?) comme nous importons aujourd’hui notre gaz -en ayant raté la marche industrielle- ou laisser nos hauts-fourneaux et nos usines de fertilisants fermer faute de pouvoir les verdir.
Ce que nous ferons. Bâtir une filière française d’hydrogène vert, adossée à des réacteurs nucléaires dédiés : l’électrolyse alimentée par un parc qui tourne jour et nuit, installée là où elle est le plus utile -au pied des sites nucléaires et à proximité des sites sidérurgiques et chimiques (projet Ananta). À la marge, la méthanisation issue du monde agricole (chapitre XII) complétera le volume. L’objectif : un acier français décarboné, une chimie qui reste sur le sol national, des transports lourds qui sortent du pétrole -sans délocaliser nos émissions, ce qui ne serait qu’un mensonge comptable.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les importateurs de combustibles fossiles, et le fatalisme qui condamnait notre industrie lourde. Y gagnent : la sidérurgie et la chimie, sauvées et verdies ; le climat, réellement ; et l’emploi industriel des territoires concernés.
Pourquoi tout le monde y gagne. Décarboner en produisant chez soi vaut mieux que se désindustrialiser en important l’acier des autres. L’hydrogène adossé au nucléaire, c’est la décarbonation qui crée des emplois au lieu d’en détruire — la seule qui soit politiquement tenable.
Les chiffres. Coût : l’électrolyse adossée à des réacteurs dédiés — un investissement industriel, en partie privé. Rapport : décarboner l’acier, la chimie et le transport lourd sans délocaliser nos émissions ni nos emplois. Inaction : importer demain l’hydrogène comme le gaz aujourd’hui, ou fermer nos hauts-fourneaux faute de pouvoir les verdir. Trajectoire : investissement industriel, hors déficit courant. Concrètement : une filière d’hydrogène vert au pied des sites nucléaires et des usines sidérurgiques et chimiques (projet Ananta).
Proposition 105 — Le courant pour tout : mobilité, calcul, usages
Ce qui existe. La voiture passe à l’électrique, le camion s’y met, les usages quotidiens s’électrifient, et un nouvel ogre apparaît : les fermes de calcul de l’intelligence artificielle, qui dévorent l’électricité par gigawatts.
Ce que l’on constate. Toute notre souveraineté technologique -l’IA de l’État (chapitre IX), nos champions, notre défense- suppose une puissance de calcul, donc une électricité abondante et bon marché. Les pays qui auront le courant auront les calculateurs ; les autres loueront ceux des premiers.
Ce qui nous menace. Voir nos données et nos calculs partir vers les pays qui ont l’énergie, faute d’avoir su alimenter nos propres centres — une dépendance numérique aussi grave que la dépendance énergétique.
Ce que nous ferons. Faire de l’électricité décarbonée et abondante l’avantage compétitif de la France pour le siècle. Accueillir sur notre sol les fermes de calcul souveraines, adossées au parc nucléaire ; l’électricité comme argument d’attractivité, là où d’autres n’ont que le charbon ou le gaz. Déployer les infrastructures de recharge pour la mobilité électrique, accompagner l’électrification des usages urbains et industriels, et planifier le réseau pour absorber cette demande nouvelle. Le courant n’est pas une contrainte à subir : c’est une carte maîtresse à jouer.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les pays qui pensaient nous louer leur puissance de calcul, et le réseau sous-dimensionné d’hier. Y gagnent : nos entreprises de technologie, alimentées chez elles ; les territoires qui accueillent ces investissements ; et la souveraineté numérique du pays.
Pourquoi tout le monde y gagne. L’électricité décarbonée est le pétrole du XXIᵉ siècle, à ceci près qu’on peut le produire chez soi, proprement, indéfiniment. Le pays qui en a fait son abondance attire l’industrie et le calcul du monde entier. C’est notre chance — saisissons-la.
Les chiffres. Coût : l’adaptation du réseau et le déploiement de la recharge — un investissement. Rapport : l’électricité décarbonée et abondante comme avantage compétitif pour attirer les fermes de calcul et l’industrie. Inaction : nos données et nos calculs loués aux pays qui ont l’énergie — une dépendance numérique aussi grave que l’énergétique. Trajectoire : investissement réseau, rendement d’attractivité. Concrètement : les pays qui auront le courant auront les calculateurs ; nous accueillerons les fermes de calcul souveraines adossées au parc nucléaire.
Proposition 106 — Les renouvelables utiles : éolien en mer, solaire urbain, toits froids, géothermie
Ce qui existe. La France développe d’importants parcs d’éolien en mer, mais son solaire urbain reste timide, sa géothermie sous-exploitée, et ses toits -notamment ceux des villes classées au patrimoine de l’Unesco- n’ont jamais été pensés comme une ressource.
Ce que l’on constate. Le nucléaire fournit le socle ; les renouvelables fournissent le complément, à condition de choisir les utiles. L’éolien en mer a du sens là où le vent est constant ; le solaire en toiture urbaine produit là où l’on consomme ; la géothermie chauffe des quartiers entiers -le bassin parisien dort sur une ressource qu’il exploite à peine.
Ce qui nous menace. Le gâchis des deux côtés : des renouvelables posés n’importe où, contre l’avis des habitants, ou au contraire un refus dogmatique qui se prive de compléments quasi gratuits.
Ce que nous ferons. Un mix assumé : le nucléaire en socle, les renouvelables utiles en complément. Pousser le solaire urbain — toits, parkings, friches —, en travaillant avec les Architectes des Bâtiments de France, mais en posant franchement la question : un toit parisien sert-il mieux la France figé dans son ardoise classée, ou repeint en blanc réfléchissant pour économiser l’énergie et soulager la canicule ? Les « toits froids », solution éprouvée contre les îlots de chaleur, seront encouragés partout où le patrimoine le permet. La géothermie sera déployée pour le chauffage urbain, à commencer par le Bassin Parisien (le déploiement de ces systèmes peut être complexe et il est sans doute plus adapté à la construction des logements neufs que pour le bâti !). Et l’éolien en mer poursuivi là où il est efficace et accepté.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : le dogmatisme des deux bords — celui qui veut tout en renouvelable et celui qui n’en veut aucun —, et l’immobilisme patrimonial érigé en religion. Y gagnent : les villes, plus fraîches et moins gourmandes ; les habitants, en facture et en confort ; et le mix, équilibré.
Pourquoi tout le monde y gagne. Bien placés, les renouvelables ne concurrencent pas le nucléaire : ils le complètent. Un toit qui produit ou qui rafraîchit, une nappe qui chauffe un quartier c’est autant de gagné, sans rien perdre. La sobriété intelligente n’est pas la décroissance : c’est l’efficacité.
Les chiffres. Coût : ciblé — solaire urbain, toits froids, géothermie ; l’éolien en mer relève de financements dédiés. Rapport : des compléments quasi gratuits au socle nucléaire — des toits qui produisent ou rafraîchissent, des nappes qui chauffent des quartiers. Inaction : le gâchis des deux dogmatismes — tout en renouvelable, ou rien. Trajectoire : investissement modéré, complément du socle. Concrètement : le bassin parisien dort sur une géothermie qu’il exploite à peine, et un toit classé sert-il mieux la France figé dans son ardoise ou peint en blanc réfléchissant contre la canicule ?
Proposition 107 — Sortir du fossile importé : la souveraineté et le prix
Ce qui existe. La France importe massivement pétrole et gaz, au prix fort, au gré des crises et des chantages géopolitiques. Notre facture énergétique extérieure pèse sur notre commerce, notre industrie et le pouvoir d’achat des ménages.
Ce que l’on constate. Chaque euro envoyé acheter du gaz ou du pétrole à l’étranger est un euro qui ne finance ni notre industrie ni nos emplois et qui nous lie à des fournisseurs que nous ne choisissons pas. À l’inverse, l’électricité décarbonée produite chez nous est un atout de prix : c’est la compétitivité de notre industrie, juste après la suppression des impôts de production (chapitre VI).
Ce qui nous menace. Rester dépendants des combustibles fossiles importés, c’est subir leurs prix et leurs maîtres — et continuer de polluer la planète en délocalisant nos émissions sans les réduire.
Ce que nous ferons. Faire de la sortie du fossile importé une stratégie de souveraineté autant que de climat. Substituer, partout où c’est possible, l’électricité et l’hydrogène nationaux aux énergies carbonées achetées au-dehors, et développer le stockage (batteries, stations de transfert d’énergie par pompage, hydrogène) pour valoriser notre propre énergie décarbonée aux heures de pointe plutôt que d’importer du fossile pour les combler. Assumer, pour les métaux du stockage et des batteries — le lithium en tête —, une part d’extraction et de raffinage sur le sol européen, dont le gisement de l’Allier offre l’occasion : mieux vaut une pollution ciblée, encadrée et localisée, que la dépendance totale à des importations dont nous ne maîtrisons ni le prix ni les conditions (chapitre XVII). Et porter au niveau européen une électricité bon marché comme avantage compétitif commun.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : les fournisseurs étrangers de pétrole et de gaz, et les chantages qui allaient avec ; il faut aussi le dire, les territoires qui accueilleront une extraction minière, dont la charge sera réelle et devra être compensée. Y gagnent : l’industrie, la balance commerciale, le climat, et l’indépendance du pays.
Pourquoi tout le monde y gagne. La souveraineté énergétique réconcilie ce qu’on croyait opposé : l’indépendance, la compétitivité, le pouvoir d’achat et le climat. Produire chez soi une énergie propre, c’est cesser à la fois de polluer la planète et de financer ceux qui nous tiennent. Le courant est une arme de paix.
Les chiffres. Coût : le stockage (batteries, stations de transfert par pompage, hydrogène) et une part d’extraction de métaux (lithium, gisement de l’Allier) — un investissement, au coût local assumé. Rapport : chaque euro non envoyé acheter du gaz ou du pétrole reste dans l’économie ; l’électricité bon marché, c’est la compétitivité de l’industrie, juste après les impôts de production. Inaction : subir les prix et les chantages des fournisseurs fossiles, et délocaliser nos émissions sans les réduire. Trajectoire : investissement, fort effet de balance commerciale et de souveraineté. Concrètement : stocker notre énergie pour les pointes plutôt qu’importer du fossile, et extraire en Europe les métaux des batteries — une pollution ciblée et encadrée plutôt qu’une dépendance totale.
Proposition 138 — Le juste prix de l’électricité : payer notre courant à son coût, pas à celui du gaz
Ce qui existe. La France produit l’électricité la moins chère et la plus décarbonée d’Europe — 70 % de nucléaire, à un coût stable — et pourtant le Français la paie au prix du gaz. C’est la règle du marché européen : à chaque instant, le prix de gros est fixé par la dernière centrale appelée, presque toujours une centrale à gaz. Nous tenons l’arme de la compétitivité ; nous n’en touchons pas le dividende.
Ce que l’on constate. L’ARENH, qui obligeait EDF à céder son nucléaire à 42 euros le mégawattheure, a expiré fin 2025 ; le mécanisme qui lui succède ne protège qu’au-delà de 80 euros — un pare-feu, pas une politique du juste prix. Et l’on ne s’en sort pas seul : un industriel le réclame pour sa compétitivité, un économiste hétérodoxe pour le tarif au coût réel. Rares sont les réformes qui réunissent des adversaires aussi constants.
Ce qui nous menace. Tant que notre facture est indexée sur le gaz importé, notre rente nucléaire s’évapore au profit des marchés, pendant que ménages et usines paient une électricité bien plus chère qu’elle ne nous coûte à produire — un handicap de réindustrialisation autant qu’une injustice.
Ce que nous ferons. Brancher le prix payé par les Français sur le coût réel de notre parc, et non sur celui du gaz allemand. La réforme européenne de 2024 — que la France a obtenue — l’autorise enfin : un contrat de couverture sur l’ensemble du parc nucléaire, à un prix de référence reflétant son coût réel, de l’ordre de 60 à 70 euros le mégawattheure. Quand le marché monte au-dessus, le surplus revient aux Français ; quand il descend, l’État est couvert. La rente nucléaire ira aux ménages — pouvoir d’achat — et à l’industrie — compétitivité, centres de calcul, intelligence artificielle. Nous restons dans le marché européen, pour les interconnexions et les exportations ; nous en découplons seulement notre prix intérieur.
Qui y perd, qui y gagne. Y perdent : ceux qui vivaient de l’écart entre notre coût et le prix du gaz. Y gagnent : les ménages, dont la facture reflète enfin notre mix ; l’industrie, qui retrouve l’avantage énergétique français ; et EDF, dont les revenus stabilisés financent les quatorze EPR2.
Pourquoi tout le monde y gagne. Une nation qui a payé son parc nucléaire a le droit d’en récolter le fruit. Le juste prix n’est ni le prix bradé du populisme — qui ruinerait l’investissement —, ni le prix du gaz — qui nous ruine, nous. C’est le prix de ce que nous produisons : ni plus, ni moins.
Les chiffres. Coût : nul pour le budget — un mécanisme de marché, pas une subvention ; le prix de référence doit rester assez haut pour financer les 14 EPR2 (proposition 103). Rapport : prix de référence ~60-70 €/MWh, contre un prix de gros 2026 négocié à 57-75 € et fixé par le gaz en pointe ; notre courant tient à 70 % d’un nucléaire stable, à 6-7 % du gaz. Inaction : la rente nucléaire captée par les marchés, et une électricité payée bien au-dessus de son coût. Trajectoire : neutre pour la dette, positive pour la compétitivité — donc pour les recettes de la réindustrialisation. Concrètement : seul point du programme réclamé à la fois par l’industrie (CroissancePlus) et par les économistes hétérodoxes — la preuve qu’un prix au coût réel n’est ni de droite ni de gauche, mais de bon sens.